samedi 18 avril 2009

Hier soir, au Miss Villeray...

On est resté tard.
Dernier party avec mes collègues du CLSC. J'ai enfin pu savoir ce qu'ils pensaient de moi! (voir photo ci-jointe...)
J'ai bien aimé ce qu'Annie, de retour d'Afrique où elle était depuis un an, m'a dit. Les gens, souvent, on souligné notre "courage" de tout quitter, de changer de vie. Alors que, comme Annie, je n'ai pas l'impression de faire preuve de courage. Le courage, ce serait de rester ici, continuer ma vie, alors que j'aurais ce désir d'un ailleurs...
Depuis 2 semaines, je reçois des témoignages, des marques d'affection que n'ont que les privilégiés qui partent. Je vous le dis, quittez votre vie pour un bout de temps.... c'est bon pour l'ego! Merci à tous, je suis touchée, vraiment, d'avoir tous ces amis.
Malgré cela, je n'arrive pas à ressentir de tristesse à l'approche de mon départ, lorsque les gens me démontrent la leur. C'est comme si j'étais bourrée aux antidépresseur (la planète Effexor!) : la promesse et l'excitation du départ annulent toutes les autres émotions. Je pleurerai bien plus tard, en redescendant de mon high. Je sais seulement que je prends la bonne décision, et jamais l'ombre d'un doute ne m'a assaillie. J'ai seulement du mal à consoler les pas chanceux, les ceux-qui-restent. Promesses de retour malhabiles, invitation à venir me voir, carte postale, adresse de bloggue... c'est bien peu, apparament.


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