vendredi 18 décembre 2009

Double chronique

Bon, cette fois, c'est 2 histoires pour le prix d'une, on est en crise économique, je ne peux plus payer de nègre. C'est pour ça que les chroniques s'espacent autant...

Histoire no 1: IL NEIGE A CHEMIN D'AISEY
Pis en pas pour rire les amis... Depuis hier, il neige presque continuellement. On doit ben avoir 20 cm au sol. Une vraie neige de Noël, qui adoucit les angles et éclaire la nuit. Je suis ravie. Je suis pas sûre que tout le monde est de cet avis... La France est paralysée, vous en avez sûrement entendu parler aux nouvelles. C'est vrai qu'ils sont pas ben ben équipé ici. La solution commune est d'attendre que ça fonde... Le voisin est bien passé, avec une gratte sur le devant de son tracteur, mais sans sel ni sable, c'est à peu près comme passer la Zamboni dans la rue.
Depuis ce matin, je guette à la fenêtre... Il neige toujours. La voisine (qu'on pourrait qualifier de "folle du village") est passée avec son parapluie. Un voisin (bon ok, j'arrête, ici TOUT le monde est un voisin, à 52 habitants...) emprunte une pelle, un autre se fait du soucis pour chauffer l'église: il y a un party au village ce soir.
Le chien est fou de joie et ressemble de plus en plus à un Huskie en raid entre Iqualuit et Kuujuak; les chats sont pas contents, ça mouille, la neige. Les moutons s'en foutent, ils sont au chaud à la bergerie.
Que dire de plus? Vous savez ben ce que c'est de la neige... Mais ici, c'est plutôt rare, et je n'avais jamais vu la Bourgogne sous la neige... c'est très joli. C'est mon cadeau de Noël.


L'indicateur de neige par excellence des Pedneault-Dartois






Histoire no 2: LES 3 BRASSEURS
Vendredi dernier, j'ai été manger une une flamekuche pis un pichet de bière ambrée aux 3 Brasseurs... Pas à Montréal, à Nîmes!!! Comment ça?!? Vous autre non plus vous saviez pas que c'était une chaîne de restauration? Vous croyiez que c'était un de ces cool concepts de micro-brasserie qui pullulent au Québec? Détrompez-vous, naïfs lecteurs... J'étais comme vous jusqu'à la semaine dernière, où la vérité s'est dévoilée à mes yeux innocents: Les 3 Brasseurs, c'est genre la Cage aux Sports des Flamands, pire, le Casey's des Belges!
Le pire dans cette histoire, en plus de mon innocence brisée, c'est de constater à quel point les Français se font happer par la société de consommation qui nous pourrit déjà la vie au Québec. Ce 3 Brasseurs était situé en plein cœur d'une zone commerciale comparable au 1030 de la rive Sud de Montréal. Avec les mêmes magasins que partout ailleurs. Si c'est pas triste de voir ça.

Photo à l'appui... (les bras sont ceux de mes 2 profs d'ostéo équine. Un scoop pour la prochaine fois, pour ceux qui savent pas)
)

vendredi 27 novembre 2009

Nostalgie

C'est quand tu regardes le dvd de "Un gars une fille" pis que tu trouves Guy A. Lepage drôle.

jeudi 12 novembre 2009

Tout est dans les bottes

Tous les jours, je suis en bottes de caoutchouc au moins 2heures. Moi qui me torturait avant mon départ, sur le nombre de paires de godasses à apporter... C'était pourtant pas compliqué: des bonnes vielles "bottes à tuyau"...
Agnelage, quoi, vous voulez des nouvelles de l'agnelage? Allons donc, la moitié sait pas ce que c'est, pis l'autre ne sait pas c'est quand! Je me moque.
Alors, donc, forte de mon expérience (certains dirons que je me suis éclipsée au moment fatidique, c'est vrai, mais bon, concours de circonstance), je vous explique un peu cette période importante de l'année.
L'agnelage, c'est quand les brebis "font". Ca me fait rire, "une brebis qui fait", on dirait du langage de bonne soeur, un peu comme Soeur Marguerite qui disait "que" pour pas dire "cul" quand elle récitait l'alphabet... Mais bref. Contexte: il y a environ 130 brebis qui doivent "faire" en 3 semaines un mois, en moyenne 2 agneaux chacune, le jour comme la nuit, à midi ou à minuit, mais pas sur les Champs Élysée, svp, on se garde une tite gêne, on fait ça en famille, tout le monde dans la bergerie.
Donc on surveille régulièrement le troupeau, voir si yen a pas une qui va se camper pour nous pondre ses ptits. Le cas échéant, on le sait car: le ventre est comme tout descendu; la vulve est dilatée; la brebis bêle (des fois); elle a une poche d'eau (la "bouteille") au cul; l'agneau est déjà né (ben oui, ça arrive qu'elle nous fasse un ptit dans le dos, pendant le dîner, ou ben la nuit entre 3h et 6h du mat...) Ensuite, A) tout va bien, les pattes antérieures se présentent suivies de la tête: tout devrait bien sortir, sauf si le machin est gros comme un veau. Il est alors d'usage de donner un coup de main à la brebis en tirant les pattes pour que ça sorte bien. On peut ensuite essuyer le nez de l'agneau, souvent très glaireux, pour l'aider à respirer. Et même le balancer assez énergiquement par les pattes arrières pour l'aider à prendre un premier bon respire. La brebis le lèche, tout le monde est content, hop la vie.
B) C'est la merde. L'agneau (ou LES agneaux...) se présente pas trop par le bon boutte, ou ben alors pas au complet. Il a une patte pliée, alors ça passe plus dans le col de l'utérus; il se présente par les postérieurs, par le siège, juste la tête pas de pattes; ils viennent à plusieurs en même temps, un peu n'importe comment (4 pattes une tête, par exemple, n'appartenant pas au même agneau...). La conséquence principale en général est la mort du nouveau né, si on ne fait rien.
Donc quoi faire: a) essayer de repousser l'agneau dedans le ventre de la brebis et déplier la patte fâcheuse (ça je l'ai fait), ou encore pour démêler les agneaux pressés de sortir en même temps. b) appeler Jérôme, qui est une sage-femme remarquable, avec un atout majeur: il n'a pas d'utérus, alors il a pas mal au ventre pour la brebis qu'il trifouille.
Dans les heures qui suivent, il faut désinfecter le cordon ombilical, puis marquer la brebis et son agneau du même signe (ya rien qui ressemble plus à un agneau qu'un autre agneau... mais la brebis n'est pas d'accord avec ce précepte humain plutôt obtus), afin de les re-matcher en cas de séparation malencontreuse. Puis le lendemain, il faut identifier les agneaux avec une boucle numérotée (Je m'en viens pas pire en piercing, si ça vous intéresse...); les vacciner ( pas pire en sous-cutané aussi); mettre un élastique à la queue des femelles pour la couper par arrêt de circulation sanguine (les moutons ont un queue assez longue, mais elle est presque toujours coupée pour des raisons pratiques et d'hygiène sur les animaux reproducteurs choisis. L'abattoir s'en fout.) On les numérote aussi à la peinture, afin de les voir de loin, ainsi que leur maman.
Voilà en gros ce qu'il faut faire pour chaque agneau naissant. Sans compter qu'il faut surveiller le pis des brebis, les maladies des agneaux et des mères, nourrir, abreuver, faire la litière, s'occuper des lapins, caresser le chat, lancer le ballon au chien; tuer les poulets, faire à manger, la vaisselle, le ménage, le lavage, les enfants, les grands-parents, le jardin... Qui avait peur que je m'ennuie?

jeudi 22 octobre 2009

Poule en cavale

Ya une poule qui s'est sauvée ce matin. L'avez vous trouvée??

mardi 20 octobre 2009

Agnelage

Bon, c'est commencé. En une journée, j'ai mis la main (le bras) dans trois brebis, supervisé la naissance de 4 agneaux, bu un coke et mangé des gnoccis. Pour l'occasion, j'ai enlevé mes bagues.

mercredi 14 octobre 2009

Assis su' mon tracteur

J'écoute France Culture. C'est à peu près la seule affaire potable.
ET dans mon Ipod, le Pod'casque du Sportnographe, question d'être à jour sur quessé qui s'passe dedans les nouvelles de Canada.

lundi 12 octobre 2009

Pomme de reinette

Bonjour tous! Salutation spéciale au Québécois trempés... Paraît qu'il fait pas beau?? L'automne va bon train ici. Il faut ramasser les fruits: pommes, prunes, noix (de Grenoble, mais aussi de Chemin d'Aisey...), faire de la compote, des confitures, des tartes. Les arbres passent du vert au jaune-brun. Moins de couleurs qu'au Québec. MAIS il fait beau, on a eu un mois de septembre magnifique, il n'a pas plu (bonne année pour le bourgogne, rappelez vous de 2009) depuis longtemps... les agriculteurs sont pas contents.
Préparation des semailles d'automne, qui seront récoltées l'été prochain. Préparation au gros agnelage : on attend environ 200 agneaux, qui seront mangés le printemps prochain. Ca devrait commencer d'ici la fin de la semaine. A nos forceps, braves bergers (ben non, c't'une joke)!

En attendant, je monte à cheval souvent, question de profiter de cette période idéale: pas de mouches, pas trop chaud, pas encore de chasseurs.... Parce qu'après, entre un cheval pis un orignal, il n'y a qu'un bois! Je continue aussi à parfaire mes connaisances paysanne. Lu dans la "France agricole": Non mais saviez vous qu'ils ont inventé un système avec GPS qui t'envoye un SMS sur ton cell pour te dire que ta vache est probablement en chaleur? Ca n'a pas de boutt la technologie! Il y avait aussi un agriculteur amputé du bras droit content que l'ergothérapeute ait réaménagé son tracteur pour qu'il fasse tout d'une main.... M'a peut être trouver ma voie!
Sinon, côté pratique, j'apprends à pitcher un seau de grain de 8 kilos dans les auges de façon à le répartir également sur toute sa longueur; à retourner un mouton sur le cul sans me casser le dos, à différencier le sexe d'un lapin (sérieux, c'est pas évident, c'pas un taureau). J'ai même essayé de tondre un mouton (pas évident non plus), autopsié un agneau et fait de la pâte de coing.

Louis-Pierre et sa nouvelle blonde Maryse sont venus me visiter. C'était court, mais très cool de leur part! J'ai maintenant un T-Shirt de Gerbia pour accoucher des brebis.
Vendredi soir j'ai été au théâtre, samedi soir j'ai vu un show de blues et ce soir je vais au cinéma. Voilà pourquoi je n'ai pas le temps d'écrire souvent...

PS: Croyez vous aux fantômes? De chat? Parce que (croyez le ou non, ceux qui connaissent mon amour pour ces sacs à puces) depuis ce matin on a adopté -ou le contraire??- une petite chatte qui ressemble beaucoup à TiBi... tsé le chat de Marianne qu 'on m'accuse à tort d'avoir fait disparaître? Je suis sûre que c'est lui qui me hante. Evidemment, elle est toujours après moi. Tel est pris qui croyait prendre!

lundi 14 septembre 2009

Annick à la ferme ou les déboires de Paris Hilton à Chemin d'Aisey


Déjà, visez moi la photo... Quelle candeur, quel émerveillement naïf devant les joies de la vie paysanne!
Annick, donc, est venue me visiter (la seule de pas ma famille, je vous fais remarquer) la première quinzaine de septembre. Première visite dans la mère-patrie, je me suis fait un devoir de redécouvrir avec elle Paris, puis question de faire contraste, de l'initier à Chemin d'Aisey. Démontrant une bonne capacité d'adaptation, Annick est passée avec grâce du Musée d'Orsay au biberonnage de l'agneau naissant, troquant pour l'occasion ses tenues de citadine trendy avec une bonne vieille chienne et des bottes à tuyau. Audacieuse, elle fait des dégustations de Crémant de Bourgogne à 10h30 du matin. Friponne, elle a tenu à voler elle-même le 901ème verre du pauvre Manhattan, seule boîte de nuit de Châtillon-sur-Seine (ouverte le vendredi et samedi soir seulement), qui ne s'en remettra sûrement pas. Ingénue, elle s'est exclamée et a pris des photos au passage d'un troupeau de vaches qui rentrait à l'étable, déambulant nonchalamment dans les rues d'un village tranquille. Courageuse, elle a empoignée la fourche (oui oui Hugo, je te jure) pour nourrir les brebis et curer les moutons. Potineuse, j'ai eu droit à tous les ragots sur le CLSC et cie, ce qui m'a fait bien rire.
On s'est bien amusé... Merci Annicke de ta visite!

En rafale, pour vous mettre à jour:
J'ai gagné un concours de photo pour le salon Tech-Ovin: 5ème place, 100 euros! Voici la photo: le thème c'est "Le mouton a du chien".

L'agnelage des antenaises (brebis de 2 ans primipares) s'est bien déroulé. J'ai un peu aidé et un peu vu quoi faire. C'est une pratique pour l'agnelage des brebis... elles seront 120 à faire agneau contre 25 pour les antenaises! Je vous raconterai alors.
Mes parents quittent bientôt, je serai désormais vraiment toute seule... Serai-je nostalgique?
Et vous, ça va??

jeudi 27 août 2009

Un peu plus sur la droite, svp



Ben oui. On les a tués. Ils étaient dix.
De coqs flamboyants ils sont passés à poulets fermiers. Je crois que c'est la première fois que je participe à ce passage de vie à trépas, aux derniers soubresauts (Vigoureux soubresauts, c'est surprenant. Ca ne m'étonne pas qu'on dise qu'ils continuent à courir la tête coupée... Heureusement, nous, on les pend par les pattes. Héhéhé.... c'est qu'ils sont malins les fermiers!)
Dans la foulée, on a aussi tué un mouton. Méchoui samedi, c'est la fiesta avec toute la smala. Je vous enverrai une photo de famille.

Les patrons qui plument les poulets


Initiation au vidage des poulets. Marie Montano a l'air enchantée...

mercredi 19 août 2009

Hey mon ami, t'aimes-tu ça manger des patates?

(ben oui les Français ont découvert les Têtes à Claques pis ça les fait rire même si yen comprennent pas la moitié)
Plantons le décors. Il fait chaud en Bourgogne. Alerte orange à la canicule, il ne pleut toujours pas. L'air est immobile; la campagne prend des airs de réserve faunique du Kénya, plus personne ne bouge sauf les agriculteurs dans leurs tracteurs climatisés. Tous les jours on annonce la plus chaude journée de l'été. Les enchères sont ouvertes, on prévoit 38°C demain (il fait 36° aujourd'hui, le thermomètre indique 33° dans la grange). Oubliez le facteur Humidex, ça existe pas ici.
J'ai viré une brosse hier pis j'ai dormi dans un hamac.
Cette heureuse journée a été choisie pour récolter le champs de patates. Corvée familiale, elle est exécutée chaque année et tous sont sollicités pour mettre la main à la pâte, ou la pioche dans le jardin, si j'ose dire.
Bref il est à peine 8h30 que nous voilà cul par dessus tête, trois générations travaillant(et suant, je vous le dis) pour s'assurer une subsistance cet hiver. 50 seaux et 3heures plus tard, une belle récolte est mise en cave.
Une scène pittoresque de la vie des "ruraux" de la France profonde.
La Famille Gaujard au travail

Simon G. au tracteur et son papy Jean


Potatoe lover

samedi 15 août 2009

Tracteur quand tu nous tiens...

On s'accroche. Bon, dans tous les sens du terme. La moisson terminée, il faut maintenant gratter les champs -déchaumer qu'on dit, ça veut dire mélanger la paille à la terre- pour se préparer éventuellement à resemer pour l'année prochaine. Je gagne ainsi en autonomie tractorielle et ai le droit de passer le "Canadien" (genre d'outil à dents qui gratte la terre) tu seule (ok, j'avoue, les contours sont fait par un technicien expérimenté, moi je fais le dedans du champs.)
Ca les fait bien rigoler que la Canadienne passe le Canadien... Haha! Mais qui dit plus d'autonomie dit plus de chance de faire des bêtises... Jusqu'à maintenant, j'ai un peu accroché des branches en reculant, et un peu un outil en tournant... pas de casse, heureusement. Ne vous moquez pas, je vous y verrais vous, lecteurs anonymes et passifs (même pas foutus de m'envoyer des nouvelles), tournoyer en tous sens et reculer avec une pelle en avant, un "Canadien" en arrière (une Québécoise sur le siège), trois gammes de vitesse, un inverseur, France Inter, les rues du village de 3 mètres de large, les voisins qui te tchèquent...
Enfin, voilà.

Autres nouvelles en rafales: Je fais du déni sur les pantalons baromètres, qui une fois lavés restent soigneusement pliés dans la penderie. De toute façon, il fait trop chaud, il a pas plu depuis 15 jours au moins pis aujourd'hui il a fait genre 35°.
J'ai vu le dernier Woody Allen dans mon petit cinéma tenu bénévolement par le prof du lycée et sa femme qu'il faut attendre dans le milieu du film quand ils changent la bobine. J'ai aimé. A venir aussi par chez vous, le film "Les beaux gosses" de Riad Sattouf, celui qui a écrit "Le manuel du puceau". Retour très humoristique sur l'adolescence et l'amour... douloureux souvenir de premier french avec broches!
Les moutons vont bien, début de l'agnelage le 5 septembre pour les primipares, question de bien les surveiller. Saviez-vous que ça existait, un pessaire à brebis?? Ceux qui savent pas ce que c'est: Wikipédia. Moi je vous explique pas.
J'attends Annick le 30 août à Paris! Yé! de la visite!
J'ai regardé les étoiles filantes dans un champs. Avec un gars.

Confidence d'une déracinée

J'ai tellement décroché de ma vie à Montréal que j'ai été incapable de me rappeler mon adresse sur St-André. J'ai regardé sur mon permis de conduire...

mercredi 5 août 2009

Moisson suite et fin

Ma conscience me torture depuis plus d'une semaine en raison de mon silence abyssal de sur les Internets. Je souffre de cyberparesse, j'ai une tendinite du clavier, je fais du déni électronique. Désolée, je sais pas si ça se soigne.
Histoires de moisson. La voilà qui s'achève, d'ici demain, avec l'avoine. Mais avant il y a eu orges, blés, colza, pois... Des journées qui commence à 9h et se terminent à minuit, du soleil, de la poussière. Mais bon je n'ai pas à me plaindre puisque c'est le patron (Jérôme) et son ouvrier (Simon T.) qui se tape le gros du boulot. Moi j'ai conduit les tracteurs dans les champs et fait la navette en voiture pour transporter les gars d'un bout à l'autre du village et rendre la travail agréable par ma simple présence (haha...)
Je n'ai pas livré de bennes au silo, car les rendements ont été bons partout et l'endroit où il faut livrer le grain s'est trouvé débordé. Alors au lieu de simplement vider le chargement dans une fosse, il fallait reculer (reculer avec une remorque... jacknife!!) et vider en tas... Voir la photo.
D'ailleurs, en voici quelques unes... capotez pas, le grain noir, c'est du colza (genre même chose que du canola).

samedi 18 juillet 2009

Tu sais que tu vis à la campagne quand...

Tu rencontres inévitablement quelqu'un que tu connais quand tu vas "en ville".
Eille je capote, ça fait à peine 3 mois que je suis là, pis une fois sur 2, quand je vais à Châtillon-sur-Seine, je rencontre une personne que je connais. Je crois que je vais commencer à porter mes verres fumés..
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samedi 11 juillet 2009

M comme...

Main Square Festival
C'est la première chose que Camille (ma cousine, 16 ans, toutes ses dents, souvent sorties...) m'a demandée à mon arrivée. Deux jours de festival de musique rock à Arras, dans le nord (raison de ma présence : un adulte sur le camping. Parlons en du camping: 300 tentes sur un terrain de soccer avec 6 toilettes chimiques et pas d'eau courante; des "adultes" sur la E qui gueulent du soir au matin; pas d'ombre... Bref, la joie du nomade pauvre.) Enfin j'ai survécu, j'ai vu les Franz Ferdinand, qui sont beaux, sexy et qui chantent bien. J'ai aussi découvert pleins de groupes que j'éviterai à l'avenir: Katy Perry, Duffy, Ghinzu. Fin de l'aventure.

Moisson
Ca y est, c'est commencé... Entk, on devrait. Le départ est chaotique: pluie (on peut pas moissonner, car le grain est trop humide), panne de la moiss-bat (là non plus on peut pas moissonner...) Alors quand on a une ptit moment où les astres, les dieux de la mécanique, l'esprit zen de Bouddha et la conjoncture économique sont alignés, on fonce.
Ca me donne le temps de me familiariser avec la conduite du tracteur, le vidage de la moissonneuse en marche dans la benne du tracteur, procédure, langage technique, nom des champs, type de céréales, variétés, utilisation (là, on moissonne de l'orge Boréal... pour faire de la bière???)
Je prendrai des photos!

lundi 29 juin 2009

Dimanche

Dimanche, j'ai... dormi jusqu'à 10h (une première depuis mon arrivée); fait du pain; fait des crêpes roulées au jambon gratinées dans les four (euh.... vous avez dit pantalons baromètres?? j'entends pas bien, il y a de la friture sur la ligne); lu un livre au complet au soleil en attrapant un coup de soleil; volé des cerises à l'arbre, tellement bonnes; réparé une clôture; lu une BD.
C'est tout. Ben quoi, c'était dimanche.

samedi 20 juin 2009

Foin, part II

C'est encore le temps des foins et l'occasion m'a été donnée de faire du foin en petites bottes (comme on trouve dans les écuries) chez un voisin. Temps superbe, bonne condition de travail si l'on considère que je suis la fille et que c'est moi qui conduit le tracteur avec la clim, en écoutant France Inter (eille, il sont passé du Sonic Youth, je capote), et, amélioration locative non négligeable, avec un tite frette entre les jambes. Bon ça c'était à Chemin d'Aisey, avec François (dit le spooky) et son ami Christophe (pas mal, le mec), et deux paysans trop typiques. On a fait du foin sur le terrain de soccer: c'est vous dire s'il est souvent utilisé.
Mais là, après. François le spooky connaît des Anglais dans un village pas loin. Des vrais Anglais, excentriques, avec un accent pas possible (évidemment, ils alignent à peine trois mots de français, vraiment je me demande comment ils peuvent s'arranger avec des Français de la campagne qui savent 2 mots d'anglais: parking et week end), qui ont une vision absolument romantique et décalée de ce qu'est la vie in The French Contryside (en passant, ils ont 12 chevaux Clydesdale, des moutons, une vache, des chiens, des vollailles... et le mari travaille à Londres toute la semaine. C'est la bonne femme qui se tape tout le boulot.)
Ces dits Anglais avaient décidés, pour la première fois, de faire leur foin, car ils trouvaient ça trop cher de l'acheter. Ok. Ils engagent un mec qui fauche, fane et presse les bottes. Ok. Mais, là, ya 1600 bottes de foin dans le champs qu'il FAUT ramasser aujourd'hui, parce qu'il va pleuvoir cette nuit. Ils nous ont demandé de venir les aider, vers 18h. La belle organisation, toé, là-bas:
on a seulement 2 petits trailers qui contiennent 100 bottes chaque, attelés au VUS rutilant de l'Anglais et à un tracteur de 80 ans (on oublie pas que c'est moi qui conduit). Notre remorque a un flat que personne ne semble vouloir réparer; il n'y a pas de place pour stocker le foin correctement: on l'a mis dan un box et dans un camion semi-remorque; en plus le foin est pas beau; les moutons se barrent une fois sur deux quand on ouvre la barrière... On a arrêté à 23h, 500 bottes plus tard, après que le tracteur ait calé dans le champs et qu'on soit obligé de prendre un autre tracteur qui tirait le tracteur calé et la remorque. Le bordel. Mais on a rigolé... Je paraphraserai Christophe pour conclure cette impérissable aventure: "Les Anglais, ils font du foin comme ils font la cuisine."

Bélier futé contre bergers kékés

Je ne l'avais pas dit, mais la semaine dernière, les patrons étaient en vacances, me laissant seule au gouvernail de la ferme (200 moutons, 8 lapins, 30 poulets, un chien, un chat et une souris veeeerte) et du nid familial ( 2 ados à nourrir et torcher). Tout s'est bien passé, j'ai pas oublié de fermer le poulailler le soir et le renard ne s'est pas fait un midnight snack avec nos futurs coqs rôtis. Sauf que. Voilà une tranche de vie d'inaptitude qui plaira à Hugo.
Bergère Dorothée va visiter son troupeau tous les matins et observe jeudi que bélier 6116 -que nous appellerons maintenant Bélier Futé- boite fortement de l'antérieur gauche. Ce qui est embêtant quand t'es supposé courir la galipote et semer à tout vent. Bon pas de problème. Berger Simon doit venir demain et pourra me donner un coup de main pour rentrer le troupeau et soigner Bélier Futé qui boîte et ne baise plus. Aussitôt dit, aussitôt fait. Forts de leur jeune expérience et de leur courage d'ingénus, bergers Simon et Dorothée réussissent à rentrer le troupeau, attraper le bélier (bon, j'avoue, Simon a pogné le bélier, c'est fort et lourd en criss un bélier en rut) et examiner la papatte du mâle. Nettoyage et parage accompli, la bête est relevée... Et ne boite pas. Tant mieux! Mission réussie par les bergers! Pas si vite les amis... en remontant le troupeau dans les verts pâturages, force nous est de constater qu'il y a toujours un bélier qui boite... En se grattant le tête, les bergers doivent conclure qu'ils n'ont pas soigné le bon bestiau. Bélier Futé leur a échappé. Je vous laisse deviner ce que ça veut dire, kéké...
Bélier Futé

dimanche 14 juin 2009

Alerte jaune au baromètre

Que de joie et de célébration en cette Bourgogne épicurienne, région sûrement classée dans les meilleures adresses de Dionysos, contrée paysanne où il fait bon vivre et bon manger des tonnes de pain et où la crème s'accorde à tous les plats.
Bon j'avoue, tout a commencé avec l'arrivée de mes parents début juin. Etiquette oblige, on a fait le tour de la famille, souper, dîner, restos, double dessert, crème chantilly dans le café, il en reste un peu, qui finit, on ne va pas laisser un pauvre bout de tarte sur la table, veux-tu un chocolat avec le café, du sucre dans ta tisane, reprenez-en, il y en a trop... Et tout cela bien arrosé, avec des vins très comme il faut (alors là pas besoin d'insister pour terminer son verre), le ratafia ou le pineau des Charentes en apéro et la goutte en digestif.
Parlant vin, il faut dire que je m'applique à développer mon goût aux bons Bourgogne (j'ai une prédisposition naturelle). J'ai été la semaine dernière faire un tour (avec toute la smala) dans l'Yonne, département voisin, (bon les Québecois, je vous explique: La France est divisée en départements, genre 92, qui correspondent à nos régions administratives. Mais on parle souvent de région qui, si je comprends bien, correspondent à des particularité géographiques, culturelles, etc. Ex. La Bourgogne est une région qui comprend 4 départements: Côte d'Or (où je suis), Yonne, Saône-et-Loire, Nièvre. Même chose avec l'Alsace, Nord-Pas-de-Calais, Poitou-Charentes... Fin de la parenthèse "Géographie de France". Anyway, allez voir sur Wikipédia.) Tout ça pour dire qu'on a visité quelques caves et goûté à des vins pas pire pantoute, qu'on en a acheté tout plein, et qu'on va toutt les boire avant de partir. Mais va falloir que je coure un peu à côté du tracteur.

lundi 8 juin 2009

Souvenirs de guerre

Dimanche, repas familial à la ferme, chez mon grand oncle Jean et ma grand tante Monette. Discussion d'actualité, sur le débarquement de Normandie du 6 juin 44, commémoré entre autre par la venue d'Obama en terre française (et sandale: madame la reine d'Angleterre n' a pas été invitée... mais y'avait Stephen Harper.) A table, les histoires fusent... Ma grand-mère, normande, a vécu de près ce débarquement, à l'âge de 19 ans. Chemin d'Aisey fut un Kommandatur allemande et les officiers allemands avaient pris la maison de la ferme (où vivent Jean et Monette, mais à l'époque c'était mon arrière-grand-mère Gabrielle qui gérait la maison: son mari Gaston avait été fait prisonnier, on ne savait pas trop où...) Ils buvaient du champagne tous les jours dans la belle vaisselle et réquisitionnaient tout le beurre et la crème...
Monette, à lépoque n'avait que 10 ans, et avait osé pouffé de rire alors que la casquette du SS entré dans la maison s'était pogné dans le papier tue-mouche qui colle! Quelle insolence!
Retour dans le temps qui rend cette époque plus tangible pour nous, américains, qui n'avont vécu cette période que de si loin...

dimanche 7 juin 2009

Lutte gréco-romaine et pédicure

Encore une animation à faire à la maison! Eille ça s'en vient une tradition, bientôt je me pars une chronique dans les "Saisons de Claudine".
Voix off à lire à haute voix en faisant défiler les images:
"L'entretien de la brebis comprend entre autre les soins des onglons, qu'il convient de tailler au moins un fois par année, afin de prévenir déformations des membres et boiteries. Pour ce faire, il faut placer la brebis en position assise, et la maintenir entre ses jambes, la gardant ainsi immobile pendant la taille des quatre pieds."
Bruits de fond: Dorothée qui sacre et trouve toutes les injures possibles adressées à cette saloperie qui se débat comme le diable dans l'eau bénite; Marie qui rigole et ne m'aide surtout pas -elle "filme"-; la moutonne qui souffle comme un boeuf en fin de sprint.
Fin de l'épisode: Dorothée est tout de même triomphante, elle taille les pieds (bon, bon d'accord, j'en taille un pendant que Marie en taille 3), et on lui fout un piercing dans l'oreille pour finaliser la séance d'esthéticienne.

mercredi 3 juin 2009

Du gigot et du foin: suite de l'épisode précédent.

Bonjour tous,
J'essaie vainement de télécharger des vidéos sur le thème, mais mes démarches échouent lamentablement...
Alors, je vous envoie les photos, dans l'ordre. Faites vous une animation maison à l'aide d'un calepin sur lequel vous collerez les photos et que vous effeuillerez rapidement pour avoir l'illusion du mouvement. Fuck la technologie!

Film 1: La boucherie
Protagonistes: Jackie (le même que les chevaux... il est boucher) et le mouton.



Film 2 : Le Foin et l'Enrubannage
Protagonistes: Dorothée au tracteur avec le chariot et à l'enrubanneuse; Jérôme sur le tracteur avec la presse; le voisin sur un autre tracteur vert; le foin.



Vous m'en donnerez des nouvelles!

jeudi 28 mai 2009

Confidence d'inaptitude


J'apprends à conduire des tracteurs de 10 tonnes
mais je n'ai jamais passé la tondeuse.