vendredi 19 mars 2010

Québec-Montréal

Hier, j'ai passé trois heures et demi sur le tracteur à rouler les cailloux dans un champs à 10km/h. J'ai pensé que c'est le temps pour faire Québec-Montréal en s'arrêtant pour pisser à Drummond et en pognant un peu de traffic sur le Metropolitain.
A la radio, une quotidienne de France Inter avec Daniel Mermet qui faisait une entrevue d'une heure à l'Agité, rue Dorchester, Québec... Ca m'a fait drôle d'être là-bas et ici en même temps.
Tiens, j'y pense... La série des Invincibles passent maintenant ici, mais avec des acteurs français. C'est nul à chier.
Coudonc, ya tu quelqu'un qui lit?

dimanche 14 mars 2010

Giboulées de mars

Voilà que je lis tranquillement mon Zola, mais qu'à chaque fois que je me lève, l'ordi, de son oeil unique et sombre, me rappelle à l'ordre et à mes promesses de janvier. Hum hum...
Fin février, séance de coiffure-pédicure pour ces dames et messieurs à la bergerie. Pendant trois jours nous avons taillés les onglons des brebis et des béliers. C'est fait à chaque année à la même date, de façon à prévenir les boiteries et les maladies de pieds. Dans certains cas, c'est pas du luxe! Les brebis ont parfois des skis à la place des pieds, on se demande comment elles font pour marcher... Pour la taille, on(Jérôme, le plus souvent) pogne la brebis, on retourne pour l'asseoir et la coincer entre nos jambes, assis sur un tabouret (moi... pas le tabouret, celle qui tient la brebis). Puis Jérôme coupe le plus gros avec un sécateur pneumatique qui couperait un doigt sans s'en apercevoir tellement il est fort. Après on (Marie, Jérôme, moi) fait la finition avec des sécateurs normaux. Je ne suis pas très douée. Le temps de faire une patte, Marie en fait 2 et Jérôme 3... Pis en plus ça me fait super mal aux mains. Une chance c'est juste une fois par an.
Pour la tonte, c'est un tondeur professionnel qui vient. C'est fascinant de le voir travailler. Il tond une brebis en 2 minutes, laquelle n'a à peu près pas le temps de se rendre compte de ce qui lui arrive. Après, les moutons ressemblent à des caniches traumatisés et ils ont un peu froid. Mais après une semaine ils sont contents et ils ont hâte d'aller gambader dans les prés. Quoique... avec le temps qu'il fait, va falloir prendre son mal en patience. Il a encore neigé cette semaine, et le froid n'en finit plus d'être froid... -10°C encore cette semaine. Qu'ai-je fait au bon Dieu? Pleins d'affaires sûrement, je ne suis pas bonne chrétienne.
Nous attendons donc la fonte de cette neige pour débuter les semailles de printemps.

mercredi 17 février 2010

La maison qui rend fou


Vous vous souvenez, dans les 12 travaux d'Astérix? Le laisser-passer A-38, formulaire rose, guichet 12, 2ème étage, escalier B? Ben c'est une fable pour endormir les enfants! L'administration française, c'est ben pire! J'en fais les frais actuellement, croyez-moi, ils y vont pas avec le dos de la main morte pour te compliquer la vie... Sans parler des fonctionnaires, des zombies sans cerveau et sans jugement qui attendent 5 heures pour rentrer chez eux regarder le dernier épisode de "Plus belle la Vie"en se grattant le nez sans même te répondre aimablement que ce n'est pas de leur faute si vous avez pas le bon papier que ils savent même pas c'est lequel de papier que tu leur parles (mais c'est pas le bon). Le CLSC, c'est le Village de Nathalie à côté...

dimanche 14 février 2010

Tréfonds de grenier...

Février, mois morne et gris. Il y a de la neige ou de la boue, ou les deux. Pour se changer les idées, heureusement, il y a les greniers de ces vieilles maisons, pleines de trésors. Comme à Vaurois. C'est une maison juchée sur un cap qui surplombe la Seine (ou le Brevon? Je ne sais plus, veuillez excuser mon inexactitude). C'est là que mes arrières-grands-parents ont vécu leur retraite, après avoir travaillé sur la ferme de Chemin d'Aisey. Je n'ai pas connu Gaston, mais j'ai connu Gabrielle (Mamby!) grande dame adorée de tous, qui faisait le gâteau aux amandes et nous laissaient jouer à la dinette dans le jardin.
Cette maison est très grande et dans ses entrailles se cachent des souvenirs d'autrefois, soigneusement classés par Mamby. Au fond des armoires, rien n'a été touché depuis plus de 40 ans. Avec Nanie (la fille de Mamby) nous avons nettoyé une grande penderie : la chambre de l'amant, comme dit Nanie, et c'est vrai, c'est bien assez grand pour y planquer des amours discrètes... est-ce seulement arrivé? En tout cas cet hypothétique amant aurait eu de quoi se déguiser, jouer à la poupée, faire de la tapisserie, de la dentelle ou du tricot... Touchant de voir Nanie retrouver les vêtements de sa poupée, son déguisement d'infirmière, les chapeaux (magnifique chapeau melon) de Gaston, les fourrures de renard. Tous ces objets ont une histoire. Partout, une trace de Mamby, qui a identifié les cartons et indiqué ce que c'était... "Album photo: je n'y reconnais personne!"; "La tringle de ce rideau se trouve dans l'armoire"; "Tricot, tante Dédée"... on dit même qu'on a trouvé, un jour, "Petits bouts de ficelle ne pouvant servir à rien"! Alors pourquoi ne pas les avoir jeté? Parce qu'on ne jetait rien!!! Traumatisme de guerre (Nanie m'a déjà montré des bons pour le beurre et la farine qu'on utilisait pendant la guerre, que Mamby avait gardé dans une boîte...), mode de vie rural, et surtout, place pour stocker... Pour la nord-américaine que je suis, voilà un petit choc culturel, où s'oppose le "ça pourrait servir un jour" au "on en achètera quand on en aura besoin". Qui a raison?
En tout cas, je m'amuse bien, et je connais par ce biais une famille lointaine et une vie d'antan différente. Et je récupère, aux hasards de mes trouvailles, une couverture, des jolies malles, une peau de mouton...
Non contente de ce petit musée qu'est Vaurois, je trouve le moyen d'aller farfouiller chez Emmaüs. Pause-souvenir du secondaire: qu'est-ce qu'on en a passé du temps chez Emmaüs, les 5 étages de fouillis nous ont bien amusé... Pis les frites de la cabane en face! Grasses à souhait... Bon ben le Emmaüs de Planay, c'est pareil, mais en 5 maisons au lieu de 5 étages. Pis savez vous ce que j'ai trouvé? Une machine à expresso, 5 euros!

lundi 25 janvier 2010

Chemin d'Aisey by the Beach en presque "live"

Vous voulez vraiment savoir à quoi ressemble Chemin d'Aisey? Le géant Google peut assouvir vos plus bas instinct de voyeurisme.
1) Téléchargez la dernière version de "Google Earth"
2) Cherchez-y "Chemin d'Aisey, FR"
3) Utilisez l'option "Street View" dans les onglets en bas à gauche.
4) Vous devriez être "dans" le village.
5) Vous pouvez alors remonter la rue du Dessus, vers la route de Coulmier. Il y a un chat orange devant la maison où je vis. Au coin de la rue en haut, c'est la ferme. Si vous tournez sur la route de Coulmier, le dernier bâtiment à droite, c'est la bergerie.
C'est franchement hallucinant, je trouve. Aucune description ne vaudrait ces images.

Photos de la Suisse


Panorama en haut de la montagne, à la terrasse où on boit une bière (ou un chocolat chaud)


La raquette avec un gramme dans le sang


Apéro Alpin

vendredi 22 janvier 2010

Résolution 2010

Nouveau départ en 2010, je promets d'écrire plus souvent. Heureusement, c'est une résolution du nouvel an, et puisqu'en moyenne on dit qu'elles tiennent 21 jours, je suis pile dans les temps pour l'abandonner.
Je reprends le temps perdu, en FFW: temps des fêtes assez ordinaire, je vous passe les détails, sauf le fait que je me suis ennuyé à mort de ma famille, et que j'ai descendu un magnum de Moët-et-Chandon avec la blonde d'un ami à Simon, juste après avoir aidé à l'agnelage d'une brebis (chez ces mêmes amis) qui avait espéré passer dans le journal avec son agneau de l'année. C'est ça le Jour de l'An chez les paysans.
J'ai aussi passé une semaine en Suisse, chez nos amies ergo, qui m'ont encore une fois accueilli avec générosité. J'ai pu faire du snow et de la raquette, vivre un ersatz d'hiver pendant quelques jours. J'en retiens plusieurs choses: 1) Les Suisses aiment le vin chaud 2) Moi aussi j'aime le vin chaud 3) Question ski de descente: nos collines ne font pas le poids avec les Alpes suisses 4) Quand un Suisse te dis que c'est plat, c'est qu'il y a une pente de plus ou moins 45° avec un dénivelé de 300m ( Donc le Mont St-Bruno, c'est plat) 5) Faire de la raquette avec 1 gramme d'alcool dans le sang, c'est moins facile 6) Courir dans un escalier à 3330m d'altitude est stupide et fait mal aux poumons.
Si j'en reviens à mes moutons... Il y a pas mal de monde dans la bergerie: 250 agneaux plus les mères, les béliers, les agnelles. On est en plein processus de sevrage des agneaux. Il faut tarir les brebis, et les séparer des leurs petits. Ceux-ci continueront à manger du grain, afin qu'ils deviennent d'appétissants gigots sur pattes dodus. Certains ont même déjà été vendus... et mangés (eh oui Annick, Pantoufle n'est plus... en fait bon, il est devenu un gigot, des côtelettes, du couscous et de la moussaka). Dans les champs, c'est tranquille: il faut labourer une certaine surface, c'est le patron qui s'en charge.
Je pense à vous, dans la neige, et je pense aussi aux Haïtiens sous les décombres, et à mes clients de Villeray qui venait d'Haïti.