dimanche 14 février 2010

Tréfonds de grenier...

Février, mois morne et gris. Il y a de la neige ou de la boue, ou les deux. Pour se changer les idées, heureusement, il y a les greniers de ces vieilles maisons, pleines de trésors. Comme à Vaurois. C'est une maison juchée sur un cap qui surplombe la Seine (ou le Brevon? Je ne sais plus, veuillez excuser mon inexactitude). C'est là que mes arrières-grands-parents ont vécu leur retraite, après avoir travaillé sur la ferme de Chemin d'Aisey. Je n'ai pas connu Gaston, mais j'ai connu Gabrielle (Mamby!) grande dame adorée de tous, qui faisait le gâteau aux amandes et nous laissaient jouer à la dinette dans le jardin.
Cette maison est très grande et dans ses entrailles se cachent des souvenirs d'autrefois, soigneusement classés par Mamby. Au fond des armoires, rien n'a été touché depuis plus de 40 ans. Avec Nanie (la fille de Mamby) nous avons nettoyé une grande penderie : la chambre de l'amant, comme dit Nanie, et c'est vrai, c'est bien assez grand pour y planquer des amours discrètes... est-ce seulement arrivé? En tout cas cet hypothétique amant aurait eu de quoi se déguiser, jouer à la poupée, faire de la tapisserie, de la dentelle ou du tricot... Touchant de voir Nanie retrouver les vêtements de sa poupée, son déguisement d'infirmière, les chapeaux (magnifique chapeau melon) de Gaston, les fourrures de renard. Tous ces objets ont une histoire. Partout, une trace de Mamby, qui a identifié les cartons et indiqué ce que c'était... "Album photo: je n'y reconnais personne!"; "La tringle de ce rideau se trouve dans l'armoire"; "Tricot, tante Dédée"... on dit même qu'on a trouvé, un jour, "Petits bouts de ficelle ne pouvant servir à rien"! Alors pourquoi ne pas les avoir jeté? Parce qu'on ne jetait rien!!! Traumatisme de guerre (Nanie m'a déjà montré des bons pour le beurre et la farine qu'on utilisait pendant la guerre, que Mamby avait gardé dans une boîte...), mode de vie rural, et surtout, place pour stocker... Pour la nord-américaine que je suis, voilà un petit choc culturel, où s'oppose le "ça pourrait servir un jour" au "on en achètera quand on en aura besoin". Qui a raison?
En tout cas, je m'amuse bien, et je connais par ce biais une famille lointaine et une vie d'antan différente. Et je récupère, aux hasards de mes trouvailles, une couverture, des jolies malles, une peau de mouton...
Non contente de ce petit musée qu'est Vaurois, je trouve le moyen d'aller farfouiller chez Emmaüs. Pause-souvenir du secondaire: qu'est-ce qu'on en a passé du temps chez Emmaüs, les 5 étages de fouillis nous ont bien amusé... Pis les frites de la cabane en face! Grasses à souhait... Bon ben le Emmaüs de Planay, c'est pareil, mais en 5 maisons au lieu de 5 étages. Pis savez vous ce que j'ai trouvé? Une machine à expresso, 5 euros!

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